Depuis la fin des années
50, des études épidémiologiques ont permis de constater que
les maladies cardio-vasculaires - c’est-à-dire
l’athérosclérose, la maladie coronarienne et l'infarctus -
et la mortalité dont ils sont responsables, n’avaient pas du
tout la même fréquence dans les pays du Nord de l’ Europe et
ceux du pourtour méditerranéen.
Dans
les pays méditerranéens où l'huile d'olive constitue la
principale source de matières grasses dans l’alimentation
quotidienne, on constate qu'il y a moins de gens souffrant
de maladies cardio-vasculaires. Pour autant, le fait
d’observer qu’il y en a moins chez les populations qui
mangent moins de graisses saturées et plus de graisses
mono-insaturées, ne constitue pas une preuve. Au-delà de ce
constat, les études menées ont permis de mettre en évidence
la place de l’huile d’olive, et plus généralement du régime
méditerranéen, dans la prévention de l’athérome et des
maladies cardio-vasculaires :
L'huile
d'olive remplace les graisses animales saturées, principal
composant nutritionnel responsable de
l'hypercholestérolémie,
elle contient des anti-oxydants qui s'opposent à l'oxydation
des lipoprotéines LDL, une des premières étapes importantes
dans le développement de l'athérosclérose,
elle s’oppose, dans une certaine mesure, à l’agrégation des
plaquettes et à la formation des caillots qui peuvent
déclencher l’infarctus du myocarde.